Archives mensuelles : juin 2018

Elles sont chouettes ces couettes !

Après avoir offert les belles fresques qui colorent les murs blancs du service d’oncologie infantile de l’hôpital Jean-Minjoz, l’association a soutenu un projet développé par le personnel du service pour colorer cette fois les couettes des lits des enfants. En lien avec une entreprise spécialisée, un grapheur a dessiné les motifs, l’ensemble a été validé et depuis quelques semaines, les couettes couvrent les lits des enfants et égaient l’atmosphère des chambres. Veiller au confort des enfants, c’est une des missions que nous nous sommes fixées et nous sommes heureux de pouvoir soutenir de tels projets.

 

Merci Christophe

Le 10 décembre 2017, dans une eau à 3°C, Christophe Corne s’est jeté dans les eaux du lac de Saint-Point pour sa traversée annuelle, ceci pour soutenir l’association. Grâce à son implication, sa persévérance et son courage, cette traversée a permis de récolter la somme de 4 207 euros qui a été remise à l’association il y quelques semaines. L’association a notamment utilisé cette somme pour offrir des couettes très originales pour couvrir les lits des enfants hospitalisés dans le service d’oncologie infantile de l’hôpital Jean-Minjoz à Besançon. Un grand merci à Christophe et à toute son équipe de bénévoles qui permet chaque année la réussite de cette journée. Rendez-vous au mois de décembre pour une nouvelle traversée.

Éloge du professeur Emmanuel Plouvier

Voici quelques mois le professeur Emmanuel Plouvier a pris sa retraite. Emmanuel Plouvier a longtemps dirigé le service d’oncologie pédiatrie du CHU Besançon, service dont il a su porter très haut les compétences. À l’occasion de son départ, de nombreux discours et témoignages ont mis en valeur les qualités et l’œuvre d’Emmanuel Plouvier, Voici mon témoignage.

Rien ne devait nous amener à nous rencontrer. Tout a commencé un jour de janvier 2002 quand Nausicaa a connu les premiers symptômes d’une maladie dont les parents entendent parfois parler mais dont nous ils ne connaissent rien.

Avec Fabienne, mon épouse, nous avons alors rencontré pour la première fois le patron du service d’oncologie pédiatrie. Pas terrible comme rencontre, l’impression d’être dans le bureau du proviseur. Quelle attitude adopter d’ailleurs quand on doit annoncer une si terrible nouvelle à des parents ? Nous avons eu des réactions de parents désemparés, encore plus quand nous avons appris que la leucémie de Nausicaa relevait du syndrome de Philadelphie, ce qui signifiait bien peu de chances de rémission.

À force de jours et de nuits passés dans l’hôpital, nous avons appris à connaître Emmanuel, à nous connaître. Son abnégation était admirable. Je l’ai vu entrer dans des chambres où la mort était proche, en sortir défait et rentrer dans la suivante sans laisser transpirer la moindre trace de désarroi. Toujours l’espoir qui doit ouvrir les portes. Les parents pouvaient exprimer leur colère, jamais les enfants ne lui ont manqué de respect. Une fois pourtant… Après le décès de Nausicaa, lors de ses obsèques, j’ai bien cru qu’Emmanuel baissait les bras. Je lui ai dit qu’il fallait continuer parce que Nausicaa le voulait, nous l’avait demandé.

Après la disparition de Nausicaa, entre le médecin et le parent, il n’y avait plus la barrière médicale, nous sommes devenus amis. Il est vrai que nous avions déjà entamé un autre type de relations. Un jour, je lui avais demandé s’il y avait assez de financement pour la recherche contre les leucémies. « Non » m’avait-il répondu. Alors je lui ai annoncé que j’allais lui en trouver. Nous avons créé l’association Nausicaa combat sa leucémie et tout est parti de ce bref échange dans un couloir… où parfois je l’imitais en compagnie des infirmières.

Sa vie durant Emmanuel a tout donné au service de son métier, suscitant, sans le vouloir, l’admiration. Marqué voici quelques années par le décès de Claire, son épouse, il est allé au bout d’une vie professionnelle qui ne peut qu’inciter au respect. Une vie d’honneur. Quand on pense au nombre de décorations accordées à des gens qui n’ont pas fait grand chose de leur vie en faveur des autres, il est bien regrettable que la Légion d’honneur ne lui ait jamais été décernée. Il est encore temps.

André Jannet

Président de l’association Nausicaa combat sa leucémie

Michel Vuillermoz ou les clubs de la solidarité

C’est un compagnon de la première heure de l’association Nausicaa combat sa leucémie. Michel Vuillermoz dirige le golf de Saint-Claude, situé à quelques kilomètres de la ville, dans un lieu où la nature préserve tous ses droits. Un parcours sur ce golf est assez sportif, c’est un peu du golf au lait cru… image qui n’est pas étrangère au propre parcours de Michel Vuillermoz. « C’était il y a une quarantaine d’année, se souvient Michel Vuillermoz, j’étais paysan à une époque où la situation était difficile pour les éleveurs dans le secteur et j’ai cherché une autre voie tout en restant à la campagne ».
Pas golfeur pour un sou, voilà pourtant Michel Vuillermoz qui imagine un parcours de golf dans un coin du Jura qui en est fort démuni. L’aurait-on alors pris pour un fou ? « Un peu » confesse le Sanclaudien, mais on sait qu’aucun des travaux d’Hercule ne peut arrêter un gars du Haut-Jura quand il a décidé quelque chose. Il entreprend les premiers travaux en 1989 et ouvre le golf en 1992.
Le parcours propose aujourd’hui une configuration de 18 trous (Par 67, Slope 120) sur 4 860 mètres. Il est parfaitement intégré dans un site vallonné et boisé avec une vue panoramique ou chaque trou raconte son histoire.
Le golf dispose également d’un practice couvert sur herbe, d’un putting green, green d’approche et de trois trous d’entraînement, avec possibilités de prendre des cours. Le club-house invite à la détente pour y déguster une cuisine traditionnelle à base de produits régionaux dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Aux beaux jours, le déjeuner est aussi servi sur les terrasses panoramiques. Le golf propose bien d’autres équipements.
Michel Vuillermoz a été l’un des premiers soutiens d’André Jannet lors de la création de l’association. Avec Jean-Michel Curtet, ils ont créé le Trophée Nausicaa qui a connu sa 16e édition en 2017, trophée également soutenu par l’entreprise Julbo. À cette occasion, Jean-Michel Curtet a remis un chèque de 1 500 euros à André Jannet.
-Golf de Saint Claude,
Le Villard,
Villard-Saint-Sauveur,
39200 Saint-Claude. Téléphone : 03 84 41 05 14
. www.golf-saint-claude.com

Photo, de gauche à droite : Jean-Michel Curtet (président d’honneur de l’AS Golf de Saint-Claude et fondateur du Trophée Nausicaa), Michel Vuillermoz (propriétaire du golf), Frédéric Herzog (président de l’AS Golf de Saint-Claude). © André Bozon.

L’association soutient un nouveau programme de recherche au CHU de Besançon


L’association soutient un important programme de recherches sur de nouvelles approches d’immunothérapies cellulaires. « Les nouvelles approches d’immunothérapies cellulaires ont montré des résultats extraordinaires, notamment dans le traitement des leucémies aigues de l’enfant et sont sans doute les médicaments cellulaires de demain ». C’est le constat positif du Docteur Christophe Ferrand qui mène un important programme de recherche financièrement soutenu par l’association. Cette recherche, le Dc Christophe Ferrand la conduit à Besançon avec son équipe au sein de l’Unité de recherche EFS de l’Université de Bourgogne / Franche-Comté et l’UMR 1098 de l’Institut nationale de la santé et de la recherche médicale (INSERM).
La recherche vise au « ciblage de la cellule souche leucémique exprimant la protéine IL-IRAP dans la leucémie myéloïde chronique (LMC) ». La LMC est une maladie rare dont on dénombre, en France, environ 1 000 nouveaux cas par an. Selon le Dc Christophe Ferrand, il s’agit de la première approche de thérapie cellulaire utilisant des LT exprimant un CAR dans le traitement de la LMC.
Il s’agit d’évaluer « une approche d’immunothérapie anti-tumosale utilisant des lymphocites T génétiquement modifiés pour exprimer un récepteur chimérique à antigène. »
« Le programme, souligne le Dc Christophe Ferrand, a débuté avec des premiers résultats encourageants qui permettent d’envisager une validation chez l’animal. Une partie du don de l’association servira d’ailleurs à réaliser ses expériences ».
L’association a versé 30 000 euros pour soutenir ce programme de recherche, montant que nous avons pu mobiliser grâce aux dons des particuliers, à Michel Vuillermoz au golf de Saint-Claude, au rendez-vous que nous donne tous les ans Christophe Corne à Malbuisson, aux Amis de la Scène et à d’autres initiatives.

En cela, l’association reste fidèle à ses objectifs d’origine. Pouvions-nous en douter ?

Photo : Les docteurs Christophe Ferrand et Marina Deschamps qui mènent cet important programme de recherche (© Presse Pontissalienne).