Aide à la recherche

Notre appui à la recherche
L’appui à la recherche est l’un des cheval de bataille de l’association et la plupart des 500 000 euros collectés y ont été affectés. Les démarches sont toujours effectuées en relation avec le Dc Emmanuel Plouvier, chef du service d’hématologie infantile de l’hôpital Saint-Jacques à Besançon. Dans un premier temps, les fonds collectés allaient soutenir directement la Société française des cancers de l’enfant et de l’adolescent (SFCE). Désormais les interventions de l’association sont plus ciblées.
Grâce à un partenariat avec RSI, la sécurité sociale des travailleurs indépendants, qui nous a accordé une subvention de 40 000 euros, un important programme a pu être lancé par le Dc Véronique Laithier, adjointe du professeur Plouvier, en matière de recherche sur la tumeur solide du foie chez l’enfant. Il s’agit d’une tumeur rare, une quinzaine de cas sont enregistrés chaque année.
L’appui de l’association permet de lancer un vaste programme de recherches au niveau international, la rareté de la maladie rendant en effet absolument nécessaire de larges échanges internationaux. La conjonction d’essais cliniques et de recherche fondamentale offre une opportunité unique pour améliorer la prise en charge de cette tumeur. L’association accorde également des bourses d’étude à de jeunes chercheurs, comme François-Xavier Pellay dont vous pouvez lire le témoignage ci-dessous.

Entretien avec François-Xavier Pellay :
« Sans cette bourse, j’aurais probablement dû arrêter ma thèse »
François-Xavier Pellay, un jeune chercheur, a bénéficié d’une bourse d’étude attribué par l’association. Il a bien voulu nous faire part de son expérience.

Lorsque vous avez intégré le laboratoire de l’université de Lille (1), quelques  étaient vos objectifs ?
Après mon expérience dans l’industrie pharmaceutique à Taïwan, j’ai décidé de faire une thèse (2) dans le domaine biomédical, et plus particulièrement dans l’étude des gènes pour la recherche de solutions thérapeutiques aux maladies. Ce n’est qu’au cours de ma première année de thèse, en rencontrant le docteur Hélène Cavé, spécialiste de la leucémie de la petite enfance, que j’ai pu définir plus clairement mes objectifs : l’identification de gènes caractéristiques de certaines formes rares de leucémies dans un but diagnostique et la possibilité d’ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques pour ces maladies. Ces objectifs étaient accompagnés d’impératifs scientifiques concernant la technologie très récente que nous utilisons, tel que la nécessité de créer des outils bio-informatiques pour l’analyse et l’interprétation très complexe des données obtenues avec cette technologie.
Considérez-vous avoir atteint vos objectifs ?
En partie seulement. Les difficultés techniques imposées par l’étude de maladies rares (peu de matériel à analyser, échantillon en provenance de nombreux hôpitaux impliquant une grande hétérogénéité dans leur qualité) ont fait que notre collaboration avec l’équipe du Dr Cavé a souffert de nombreux retards qui font qu’une bonne partie de ce projet est encore en cours d’achèvement. La partie bio-informatique quant à elle a très bien avancée et nous avons développé de nombreux outils qui ont servi à  ce projet mais également à d’autres projets médicaux sur un grand nombre de maladies.
Tout au long de vos recherches, qu’est-ce qui vous a apporté le plus de  satisfaction ?
Ce qui m’a apporté le plus de satisfaction durant mes recherches c’est bien entendu lorsque mes programmes d’analyse ont été fonctionnelles mais surtout lorsque l’utilisation de ceux-ci ont commencé à me donner des résultats intéressants sur l’analyse des cellules de patients.
Vous avez bénéficié d’une bourse de la part de l’association. En quoi vous a-t-elle aidé ? Est-ce important pour de jeunes chercheurs que de telles  initiatives se développent ?
La bourse de thèse que j’ai obtenu de la part de l’association a permis de financer ma deuxième et ma troisième année de thèse, c’est-à-dire les deux tiers de mon doctorat. Sans cette bourse, j’aurais probablement dû arrêter ma thèse ou éventuellement en commencer une autre ailleurs. Le financement de la recherche en France, et plus particulièrement des thèses, est un problème que rencontre la plupart des jeunes chercheurs. Le fait que des associations tel que Nausicaa, dont le but premier n’est pas orienté vers la recherche mais vers les patients, consacrent malgré tout une partie de leur budget au financement de jeunes thésards, représente une solution inespérée et essentielle.
Quelle orientation donnez-vous à  votre carrière ?
Tout en gardant contact avec l’équipe avec qui j’ai fait ma thèse afin de finir les projets en cours, je commence un post-doc à Paris à l’hôpital Necker. Le projet sur lequel je travail reste bien entendu dans le domaine biomédical mais s’attaque à un sujet assez différent, le vieillissement. Dans cette nouvelle équipe, nous allons essayer de comprendre les mécanismes fondamentaux qui font que les cellules et les organismes vieillissent. Ces recherches auront pour résultat une meilleure compréhension des phénomènes de vieillissement et dégénérescence et pourront être utilisés dans des applications sur les maladies neurodégénératives tels que la maladie d’Alzheimer ainsi que sur certains cancers.
Suivrez-vous les activités de l’association ?
Je suis conscient de ce que je dois à  l’association et J’ai d’ailleurs pu cité mes sources de financements dans chacune de mes publications. J’espère que je garderais contact avec les personnes qui m’ont permis de faire ma thèse et je continuerais à  parler autour de moi de l’Association Nausicaa afin que leur projets et leur générosité vis-à-vis des jeunes chercheurs puissent perdurer (3).
(1) Plus précisément le laboratoire System Epigenomics qui associe l’Institut de Recherche Interdisciplinaire (IRI), l’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHÉS), le CNRS et l’Université de Lille 1.

(2) Thèse consultable en pdf

(3) L’association a d’abord soutenu les travaux de Camille Vassord, chercheuse à l’unité 4458 de l’Inserm, sur les cas de rechute après une greffe. François-Xavier Pellay est originaire d’Angers, dans le Maine-et-Loire, François-Xavier Pellay est âgé de 30 ans ; i est marié avec HanYi, originaire de Taïwan. Il a entamé ses études universitaires en chimie et biochimie à Rennes, avec des séjours à Taïwan et à l’université d’Edinburgh en Ecosse. Il a ensuite intégré le laboratoire Systems Epigonomics de l’Université de Lille I.

François-Xavier Pellay a choisi d’orienter ses études vers la biologie à application médicale en raison de son intérêt dans la compréhension des mécanismes des phénomènes biologiques et aussi par envie de participer aux avancés scientifiques relatives aux problèmes de santé. François-Xavier Pellay est particulièrement touché par les maladies infantiles qui « peuvent sembler injustes et souvent inexpliquées. Mon intérêt pour la leucémie est né lorsque je suis allé voir ma mère, professeur des écoles à l’hôpital d’Angers, où beaucoup des enfants dont elle s’occupe sont atteints de leucémie. Ma rencontre avec le Docteur Hélène Cavé, spécialiste de la maladie à l’Hôpital Robert Debré à Paris est l’élément qui a permis de concrétiser mon choix. »

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